Les 7 erreurs les plus fréquentes dans un projet de PLV
Les 7 erreurs les plus fréquentes dans un projet de PLV
Une PLV de sol ou de comptoir réussie, ce n’est pas simplement un beau présentoir posé dans un magasin. Avant même de parler de design, il faut se poser plusieurs questions : quels produits va-t-on mettre dedans ? Combien ? Où la PLV sera-t-elle livrée ? Qui va la monter ? Combien de temps doit-elle rester en place ? Quel budget peut-on lui consacrer ? Et surtout, comment mesurer son efficacité ? Chez Bikom, nous travaillons régulièrement sur des projets de PLV, de displays, de présentoirs et de box palettes. Avec l’expérience, nous retrouvons souvent les mêmes erreurs dans les briefs de départ.
Voici les 7 principales.
1. Concevoir sa PLV en carton sans penser à la logistique
C’est probablement l’une des premières questions à poser : comment la PLV va-t-elle arriver jusqu’au point de vente ?
On a parfois tendance à concevoir le présentoir en premier et à réfléchir à la logistique ensuite. À notre avis, il faut faire exactement l’inverse. La PLV va-t-elle être envoyée dans un centre logistique ? Directement dans chaque magasin ? Chez les commerciaux qui se chargeront eux-mêmes de l’implantation ? Le choix change complètement la manière dont nous allons concevoir le projet.
Le cas particulier du prêt-à-vendre et du box palette
Autre possibilité : le prêt-à-vendre, que nous utilisons notamment avec les box palettes. Dans ce cas, les displays peuvent être livrés chez un logisticien ou directement dans l’usine du client. Ils sont montés, positionnés sur palette puis garnis avec les produits. La palette peut ensuite partir vers le point de vente avec les produits déjà installés dans leur PLV. C’est particulièrement intéressant en GMS : l’objectif est de simplifier au maximum l’implantation en magasin. Avant de dessiner quoi que ce soit, il faut donc savoir comment la PLV sera conditionnée, transportée, distribuée, montée et implantée.
2. Oublier que la conception d’une PLV commence par le produit
Cela paraît évident. Pourtant, cette information manque régulièrement dans les briefs. Avant de parler des dimensions du display, il faut parler du produit.
Quelles sont ses dimensions ? Son poids ? Combien d’unités veut-on présenter ?
Si vous souhaitez mettre 20, 50 ou 100 produits dans un présentoir, nous n’allons évidemment pas concevoir la même structure. C’est valable pour un grand display de sol, un box palette, mais également pour une petite PLV de comptoir. Le produit détermine une grande partie du projet : dimensions générales, nombre de niveaux, profondeur des étagères, résistance nécessaire, stabilité et quantité de matière. On ne devrait donc pas commencer par dire : « Je voudrais un display de 50 cm de large. » La première question devrait plutôt être : « Voici mon produit, combien souhaitons-nous en présenter ? »
3. Ne pas définir le budget de la PLV dès le départ
Autre erreur classique : demander une conception sans donner la moindre indication de budget. Pourtant, le budget fait partie intégrante du cahier des charges. Une PLV qui coûte 10 €, 40 €, 100 € ou 300 € ne sera évidemment pas conçue de la même manière. Mais surtout, il faut mettre ce coût en relation avec ce que la PLV doit permettre de vendre.
Prenons un exemple simple.
Vous commercialisez un produit à 10 € et votre display permet d’en présenter une centaine. Le potentiel commercial du meuble n’a rien à voir avec celui d’une PLV présentant trois produits à faible valeur. Il faut donc se demander : combien de produits supplémentaires dois-je vendre pour amortir le coût de ma PLV ? Cette réflexion permet de déterminer un budget cohérent plutôt qu’un budget choisi arbitrairement.
4. Confier la conception à quelqu’un qui ne connaît pas la PLV
L’IA permet aujourd’hui de générer très rapidement des idées de displays et de présentoirs. C’est intéressant pour chercher une direction créative ou produire une première base de réflexion. Mais une belle image n’est pas forcément une bonne PLV. Une PLV est un objet en volume avec des contraintes de fabrication, de montage, de résistance, de transport et de visibilité en magasin. Un graphiste qui travaille principalement sur du digital, des brochures ou des supports à plat ne possède pas nécessairement cette expérience. Il faut réfléchir aux différentes faces du présentoir, aux zones visibles lorsque le meuble est rempli, à celles qui vont progressivement apparaître lorsque les produits seront retirés et, surtout, à la hiérarchie des messages.
Quel message le consommateur doit-il voir en premier ?
Une PLV est généralement vue très rapidement. La marque, le produit, la promotion ou le bénéfice principal doivent donc être compris presque immédiatement. C’est pour cette raison que la création graphique d’une PLV doit être pensée directement en volume, et pas simplement adaptée après coup sur un tracé technique.

5. Ne pas définir la durée de vie de la PLV
Une PLV destinée à une promotion de deux semaines n’a pas les mêmes contraintes qu’un présentoir qui restera plusieurs mois, voire plusieurs années, dans un point de vente. Il faut donc définir sa durée d’utilisation dès le départ. Pour une opération promotionnelle courte, le carton est particulièrement adapté. Il permet de fabriquer une PLV légère, imprimée, personnalisée et facilement intégrable dans une opération temporaire. Pour une implantation beaucoup plus longue, ou lorsque le présentoir doit être régulièrement regarni, nous pouvons au contraire envisager une structure plus résistante, en carton renforcé, en bois, en métal ou associant plusieurs matériaux.
La vraie question n’est donc pas : quel est le matériau le plus solide ?
Mais plutôt : quelle durée de vie avons-nous réellement besoin d’obtenir ?
Inutile de surdimensionner un présentoir destiné à rester trois semaines en magasin.
6. Penser au recyclage seulement à la fin du projet
La fin de vie de la PLV devrait faire partie du cahier des charges dès le départ.
Et c’est justement l’un des gros avantages du carton. Lorsqu’un display en carton arrive en fin de vie, sa conception peut faciliter son orientation vers les filières de collecte et de recyclage du papier-carton. Il faut néanmoins prendre en compte sa composition et les éventuels autres matériaux ajoutés au présentoir. La filière française du papier-carton affiche aujourd’hui des performances de recyclage particulièrement élevées. Selon les données de l’ADEME reprises par Carton Ondulé de France, le taux de recyclage des emballages en papier-carton a atteint 94,8 % en France en 2023, en prenant en compte les emballages ménagers, industriels et commerciaux. La filière précise elle-même que ce chiffre pourrait être légèrement ajusté en raison de la méthodologie de calcul, mais que l’ordre de grandeur supérieur à 90 % reste solide.
Autre donnée intéressante : plus de 90 % du carton ondulé fabriqué en France provient aujourd’hui de fibres recyclées. Et contrairement à ce que l’on entend parfois, la fibre de cellulose ne se recycle pas éternellement. Dans les conditions réelles de la filière, elle est réutilisée plusieurs fois. Carton Ondulé de France évoque historiquement une moyenne d’environ 8 utilisations de la fibre. Pour une PLV destinée à une opération de quelques semaines, cette fin de vie est donc un vrai sujet à prendre en compte dès sa conception. Il faut également réfléchir aux éléments que l’on ajoute au carton : pièces plastiques, renforts, accessoires ou autres matériaux. Plus la PLV est simple à démonter et à trier, plus sa fin de vie sera facile à gérer. Et cette question devient encore plus importante lorsqu’on déploie 100, 300 ou 500 PLV. La recyclabilité doit donc être pensée dès la conception, et non une fois la PLV fabriquée.

7. Ne pas mesurer le ROI de la PLV après l’opération
C’est peut-être finalement l’erreur la plus importante. Vous avez conçu votre PLV, fabriqué 300 exemplaires, organisé la logistique et réalisé votre opération commerciale.
" Très bien, mais ensuite ? Il faut mesurer les résultats ! "
Prenons un exemple volontairement simple : un display coûte 50 € et accueille 100 produits vendus 10 € pièce. Cela représente 1 000 € de chiffre d’affaires potentiel présenté sur une PLV qui en coûte 50. Attention cependant : 1 000 € de produits présentés pour 50 € de PLV ne signifie pas que le ROI est de 20. Pour calculer réellement la rentabilité de l’opération, il faut regarder la marge générée et surtout essayer d’identifier les ventes additionnelles obtenues grâce à la mise en avant. L’idéal est donc de comparer les ventes avant, pendant et après l’opération. Lorsque le dispositif le permet, on peut aller encore plus loin en comparant les magasins équipés de la PLV avec des magasins témoins qui ne le sont pas. Vous pourrez alors répondre à la vraie question :
Est-ce que ma PLV m’a permis de vendre suffisamment de produits supplémentaires pour rentabiliser l’opération ? Et surtout, ces données permettront d’améliorer l’opération suivante.
Une bonne PLV commence bien avant sa fabrication
Finalement, les projets qui fonctionnent le mieux sont souvent ceux pour lesquels les bonnes questions ont été posées dès le départ.
Quel produit ? Quelle quantité ? Quel circuit logistique ? Quelle durée d’utilisation ? Quel budget ? Quel mode de recyclage ? Et quel objectif commercial ?
Chez Bikom, notre rôle ne consiste donc pas uniquement à fabriquer un présentoir à partir d’un fichier. Nous pouvons travailler dès le départ sur le produit, le concept, la structure, la création graphique, le prototype, la fabrication et les contraintes de conditionnement et de déploiement. Parce qu’entre une belle PLV et une PLV réellement efficace en magasin, la différence se joue souvent dans tous ces petits détails auxquels on n’avait pas pensé au début du projet.
Les 7 erreurs à retenir
- Ne pas anticiper la logistique et le déploiement de la PLV.
- Concevoir le présentoir avant d’étudier précisément le produit.
- Ne pas définir de budget et de seuil de rentabilité.
- Penser uniquement au graphisme sans concevoir la PLV en volume.
- Ne pas adapter sa fabrication à sa durée réelle d’utilisation.
- Ne pas anticiper son recyclage et sa fin de vie.
- Ne pas mesurer le retour sur investissement après l’opération.
Sources et informations complémentaires
Carton Ondulé de France – Recyclage des emballages : le papier-carton confirme son avance, 24 novembre 2025. Données ADEME : taux de recyclage de 94,8 % pour les emballages papier-carton en France en 2023 et plus de 90 % du carton ondulé fabriqué en France provenant de fibres recyclées.
Carton Ondulé de France – La réutilisation de l’emballage papier-carton, 10 décembre 2020. Informations sur la réutilisation de la fibre de cellulose, donnée à 8 fois en moyenne.
Carton Ondulé de France – Mon emballage en carton ondulé est-il recyclable ? Informations sur la recyclabilité des emballages et sur le CEREC, Comité d’Évaluation de la Recyclabilité des Emballages papier-Carton, créé par la filière avec REVIPAC et CITEO.
COFEPAC – Industrie de l'emballage papier-carton, faits et chiffres. Données historiques de l'ADEME concernant notamment le recyclage des emballages ménagers, industriels et commerciaux.
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